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une diététicienne, installée au pays du reblochon (Thônes) depuis 2006. Vous pouvez me contacter au 04.50.51.86.85 ou par email, amandine.brandhof@gmail.com.

mercredi 19 décembre 2007

Sobibor de Jean Molla

Ce titre ne vous dira peut être rien, on connaît d'avantage les noms d'Auschwitch ou de Birkenau.

Voici un petit commentaire sur ma dernière lecture. Un beau roman qui reprend 2 thèmes forts : les troubles du comportement alimentaire & les camps de concentration.
Comment une jeune fille actuelle peut elle développer une anorexie / boulimie après avoir découvert des secrets du passé.
Une autre approche du trouble, et de l'histoire que devrait garder en tête tous les intervenants dans le traitement de cette maladie.

Un grand merci à ma petite soeur, Elodie, qui m'a fait découvrir ce livre !

lundi 26 novembre 2007

Les troubles du comportement alimentaire

Cet article reprendra essentiellement l'anorexie & la boulimie, mais ils ne sont pas les seuls...
Rien à voir avec une grosse fringale, la boulimie est un trouble autrement plus profond. La personne boulimique ne trouve aucun plaisir à manger, une seule chose compte pour elle : ingurgiter la plus grande quantité de nourriture possible.

La boulimie représente avec l’anorexie l’autre versant des troubles des conduites alimentaires. Si les deux maladies sont opposées, en apparence, elles se recoupent souvent et le traitement est sensiblement le même, psychothérapie et éducation diététique.

La nourriture comme une drogue
La boulimie est un trouble des conduites alimentaires qu’on apparente souvent à une attitude addictive. Les boulimiques ont le même comportement avec la nourriture que certains toxicomanes avec la drogue. Ce trouble touche essentiellement les femmes, les adolescentes, mais les hommes aussi sont concernés. C’est une maladie de la honte qui se vit dans la clandestinité. Les boulimiques n’ont pas forcément un problème de balance, la plupart gardent même un poids normal. C’est pourquoi les troubles peuvent être difficile à détecter, d’autant que les boulimiques ne sont pas enclins à parler de leur problème. En France, on estime tout de même à environ 2% le nombre de femmes souffrant de boulimie dont 4 à 8% au sein de la population étudiante. On compte un homme boulimique pour dix femmes.

Des crises de voracité
La boulimie évolue par crises. L’individu se sent subitement pris d’une envie irrépressible de manger, indépendante de la faim. On parle de « crises compulsives ». Dans ces circonstances la quantité de nourriture ingérée est impressionnante. Le boulimique avale à tout va, sans prêter attention à ce qu’il engloutit. A la fin de la crise, la honte est le sentiment dominant. Honte de craquer, honte de manger comme un goinfre et peur de grossir. Pour apaiser ce sentiment de culpabilité, le boulimique va chercher à éliminer cette trop grande quantité de nourriture. Il peut alors se faire vomir, utiliser des laxatifs ou des diurétiques et s’imposer des périodes de jeune extrêmement restrictives à la manière d’un anorexique. Ces deux maladies ont d’ailleurs plusieurs aspects communs (les anorexiques peuvent aussi avoir des crisesboulimiques), certains spécialistes voient là les deux versants d’une même pathologie.

La conduite boulimique entraîne, avec le temps, des problèmes médicaux sérieux. L’abus de laxatifs et de diurétiques peut être nocif pour les reins, les vomissements provoquent la remontée dans l'oesophage et la cavité buccale des sucs gastriques. On note des inflammations des gencives, un endommagement des dents, un gonflement des glandes salivaires. Dans certains cas plus graves, peuvent se produire une rupture de l'estomac, une perforation de l'oesophage et des défaillances cardiaques. On observe également des signes de dénutrition.

Combler en mangeant
L’origine de la boulimie n’est pas encore clairement identifiée. Les spécialistes parlent de causes multifactorielles. Elle est souvent associée à un comportement dépressif ou à un manque affectif et d’estime de soi. La cellule familiale est souvent perturbée autour de l’adolescente. La conduite boulimique, au même titre que la prise de drogue, est destinée à combler ce vide relationnel.

Retrouver le goût
La prise en charge de la personne atteinte de boulimie implique plusieurs spécialistes. Le psychothérapeute ou le psychiatre intervient en proposant différentes formes de thérapies comme la psychanalyse ou les thérapies comportementales et cognitives. A cet aspect, s’ajoute l’éducation alimentaire. Avec une diététicienne, le boulimique va réapprendre à manger de manière équilibrée. Rien ne sert en effet de faire un régime ou d’éliminer toute nourriture calorique. Le corps en a besoin et le fera ressentir à un moment donné. Il faut au contraire retrouver l’écoute de son corps, manger doit correspondre à un besoin, la faim, c’est cette notion que les boulimiques ne possèdent plus.

Quand les symptômes dépressifs sont très marqués et nuisent au déroulement de la thérapie, le médecin peut prescrire des anti-dépresseurs mais ils ne dispensent pas du soutien psychologique.

En général, la boulimie se guérit même si des rechutes sont possibles. Il n’y a généralement pas de séquelles contrairement à l'anorexie dont la guérison est bien plus complexe.


Liens utiles :www.boulimie.com

lundi 29 octobre 2007

Un article intéressant à lire et à ne pas oublier !

Ostéoporose : agrumes, olives et… phyto-estrogènes au menu !

[29 octobre 2007 - 11:16]

Si le rôle du calcium et de la vitamine D n’est plus à démontrer dans la prévention de l’ostéoporose, qu’en est-il des produits végétaux ? D’après des chercheurs de l’INRA, la consommation d’agrumes, d’olives ou d’huile d’olive serait également bénéfique pour le squelette. En tout cas, chez la souris.

Ils ont mis en évidence chez cet animal, l’efficacité de deux polyphénols jusque là ignorés : l’hespéridine des agrumes, et l’oleuropéine de l’olivier. A tel point qu’à leurs yeux, « l’impact de l’alimentation sur le métabolisme squelettique ouvre aujourd’hui la voie d’une véritable prévention nutritionnelle ».

Les auteurs ont montré d’autre part, que « les animaux exposés aux phyto-estrogènes au cours de la période prénatale ont une masse osseuse supérieure et une meilleure résistance à la fracture en fin de vie ». Des expérimentations sont en cours pour confirmer ou infirmer ces effets chez l’homme.


Source : INRA, octobre 2007

mercredi 24 octobre 2007

A l'approche d'HALLOWEEN... un point sur les courges !



Botaniquement parlant, la courge est un fruit, tout comme le concombre et la tomate. Cependant, toutes ses variétés sont consommées comme des légumes. Les Amérindiens consomment la courge depuis 10 000 ans déjà, et pour parvenir jusque chez nous, les courges ont dû faire un long voyage à partir du Mexique et du Guatemala!

À l’époque, les Aztèques, les Incas et les Mayas cultivaient les courges, le maïs et les fèves pour leurs graines. En effet, les courges ne contenaient pas autant de chair que celles qu’on retrouve maintenant sur le marché. C’est au fil du temps que des variétés plus charnues se sont développées.


On sépare les courges en deux catégories : les courges d’été et les courges d’hiver. On les définit en fonction de leur durée de conservation, tout simplement.

Les courges d’été
Les courges d’été sont cueillies de deux à sept jours seulement après leur floraison. Étant donné leur jeune âge, leur chair est tendre et leur peau et leurs graines sont comestibles. Dans cette catégorie, on retrouve la courgette, qui est sans doute la plus populaire.

Utilisation
Puisqu’elles sont tendres, on les consomme crues en morceaux ou en trempettes, ou encore en entrée ou marinées.
Cuites, elles se consomment aussi bien grillées que farcies que dans une quiche ou dans la fameuse ratatouille.

Préparation
La cuisson à l’eau donne les moins bons résultats, puisqu’elle diminue la saveur en rendant les courges très aqueuses (remplies d’eau).
Les courges entières non pelées peuvent être bouillies, à condition que l’on fasse quelques incisions sur leur pelure.
Les courges non pelées et coupées en deux peuvent aussi être cuites au four. On ajoute un filet d’huile dans la cavité et on assaisonne au goût avec cannelle, muscade, sirop d’érable et bien d’autres.
La cuisson à la vapeur constitue l’une des meilleures méthodes. Pour un résultat optimum, il est préférable de saler légèrement les courges avant la cuisson.
Au four à micro-ondes, on couvre la courge d’une pellicule de plastique ou on la place dans un sac de plastique allant au four à micro-ondes. On la cuit entre 10 et 15 minutes selon la grosseur et la tendreté désirée.

Les courges d’hiver
Contrairement aux courges d’été, les courges d’hiver sont cueillies seulement lorsqu’elles atteignent leur pleine maturité. Il en existe une multitude de variétés aux formes, grosseurs, couleurs et saveurs diverses. Les courges d’hiver possèdent une peau épaisse, dure et non comestible. C’est d’ailleurs ce qui les protège et leur permet de se conserver aussi longtemps : entre 30 et 180 jours, selon le type de courge. La citrouille demeure la plus populaire de sa catégorie. Bien qu’elle soit trop souvent considérée comme une décoration d’Halloween, la citrouille gagne à faire partie de notre assiette d’automne.

Utilisation
Rehaussez la saveur de vos potages, ragoûts, couscous, currys et autres, en plus d’y ajouter des vitamines.
Réinventez vos purées de pommes de terre ou vos desserts (tartes, gâteaux, muffins, biscuits, etc.) en y ajoutant des courges.
Et leurs charmantes fleurs, elles?
Sachez que les fleurs des courges et des courgettes sont comestibles. Par leur saveur délicate et leur apparence des plus colorées, elles agrémentent joliment nos potages, nos crêpes, nos poissons et le riz.

Valeur nutritive
Puisque leur contenu en glucides est plus élevé, les courges d’hiver sont plus caloriques que les courges d’été. Somme toute, elles constituent une excellente source de potassium et de vitamine A, en plus de contenir de la vitamine C, de l’acide folique, de l’acide pantothénique et du cuivre.

Voilà de bonnes raisons de mettre la main sur ces charmants fruits si bien gardés de la nature!

jeudi 13 septembre 2007

Vive les pommes !

La pomme renferme plusieurs éléments nutritifs : potassium, vitamine C, pectine, cellulose…La grande majorité de ces bons nutriments se cachent juste sous sa pelure, c’est pourquoi il est préférable de ne pas la peler avant de la manger. Mais qu’en ait-il des réels bénéfices de la pomme pour la santé?

Tout le monde connaît le dicton :
« Une pomme par jour éloigne le docteur pour toujours ».

Un sous-produit à découvrir : la pectine

La pectine est une substance retrouvée dans plusieurs fruits. Elle est utilisée en tant qu’agent épaississant ou émulsionnant par l’industrie alimentaire pour la confection de confitures ou encore en pharmaceutique. La pectine est extraite de la partie blanche de l’écorce des fruits citrins, de la pelure des pommes et des résidus de la betterave à sucre.

Dans les végétaux, elle cimente les cellules ensemble. C’est d’ailleurs le même effet qui se produit lorsqu’elle est utilisée dans la fabrication de confitures. Cependant, pour être en mesure des former des gels, la pectine doit être en présence de sucre et d’acide. Les confitures sont donc l’aliment parfait.

Bien que la pectine soit connue pour ses atouts culinaires, elle joue également un rôle dans la santé. Elle fait partie des fibres alimentaires solubles, connues pour ralentir le passage des aliments dans l’intestin, ce qui prolonge l’absorption des nutriments, évitant ainsi des hausses subites de sucre dans le sang, par exemple.
Elle a aussi comme propriété de lier partiellement le sucre et le cholestérol lors de leur passage dans l’intestin et alors, en diminuer l’absorption. Ce qui explique en partie ses effets bénéfiques par rapport aux maladies cardio-vasculaires et au diabète. Elle peut également aider les gens souffrant de diarrhée à retrouver des selles de consistance normale.

De même que la cellulose

La cellulose fait aussi partie des fibres alimentaires, mais contrairement à la pectine, elle fait partie de la familles des fibres insolubles. Ce type de fibres agit plutôt comme laxatif, puisqu’elles donnent du volume aux selles et les ramollissent. Ce qui stimule ensuite les contractions intestinales et fait avancer plus facilement son contenu.

Passons à la cuisine…

À ce jour, on compte environ 7500 variétés de pomme dans le monde. Tout dépend de l’utilisation qu’on veut en faire, il faudra tenir compte de sa fermeté, sa teneur en cellulose (fibres alimentaires insolubles), en pectine (fibres alimentaires solubles) et en sucre, son degré d’acidité et la rapidité avec laquelle la chair brunit lorsqu’elle est en contact avec l’air.

Voici un tableau de la plupart des pommes qu’on retrouve dans nos épiceries.

Pour...On cherche une pomme...Comme...
CroquerFerme, juteuse, savoureuse et croquanteCortland, Melba, Délicieuse jaune et rouge, Empire, Gala, Golden Russet, Granny Smith, Idared, McIntosh, Rome Beauty, Spartan, Lobo
Les tartesPeu juteuse et légèrement aciduléeCortland, Délicieuse jaune, Empire, Granny Smith, Idared, Rome beauty, Spartan
Cuire au fourSucré et qui garde sa forme à la chaleurCortland, Empire, Gala, Idared, McIntosh, Rome beauty, Spartan
Les geléesÀ peine mûre, acidulée, juteuse et riche en pectineGranny Smith, Rome Beauty, Lobo
La compoteQui conservera sa couleurCortland, Melba, Délicieuse jaune, Empire, Idared, McIntosh, Rome Beauty, Spartan


Quelques trucs pour :

Que les pommes conservent leur forme : on opte pour une variété moins juteuse, comme la Cortland ou la Rome Beauty. On les cuit lentement sans trop ajouter de liquide, juste assez pour les empêcher de coller.

Les pommes cuites au four : on les évide sans les transpercer au complet, puis on remplit le centre de garniture tels des raisins secs, de la noix de coco, du miel.

Faire une compote de pommes : un truc rapide est de cuire à couvert quelques pommes coupées en dés, au four à micro-ondes. Selon la pomme choisie, il est bel et bien possible de ne pas ajouter de sucre dans sa compote. Pour une compote de pommes hors du commun, ajoutez-y des canneberges, de la rhubarbe ou encore des zestes d’orange. N’oubliez pas de conserver la pelure…pour une couleur agréablement rosée et aussi pour augmenter sa teneur en antioxydants!
Bon appétit !

lundi 27 août 2007

La rentrée !

Après des vacances estivales bien méritées, c'est la rentrée !
Et pour commencer, un article sur les fruits à coque pour faire le plein d'énergie avant l'hiver !!
Bonne lecture...

Les fruits à coque

Les recherches menées dans les années 1990 indiquaient que les fruits à coque étaient bons pour le cœur, sans que l’on sache très bien pourquoi. Des études récentes jettent un nouvel éclairage sur ce mystère et révèlent que la consommation de fruits à coque présente d’autres bénéfices…

Une étude de grande envergure menée au début des années 1990 a révélé, non sans surprise, que la consommation d’une portion de fruits à coque (noix, noisettes, amandes…) plus d’une fois par semaine semblait protéger contre l’infarctus du myocarde et l’accident vasculaire cérébral et que plus leur consommation était fréquente, plus la protection conférée était grande.
D’autres études ont ensuite confirmé ces résultats et démontré que les fruits à coque exerçaient un effet positif sur la santé cardiovasculaire :
  • des hommes
  • des femmes
  • des personnes âgées
  • des sujets qui présentaient ou non une hypertension artérielle.
Dans la mesure où ces fruits sont des aliments très gras (environ 80 % des calories proviennent en règle générale des matières grasses), ces constatations n’ont pas manqué d’intriguer les chercheurs.

Bonnes matières grasses
Les fruits à coque sont :
  • très riches en graisses qui font baisser le taux de cholestérol LDL (mauvais cholestérol) et le taux de lipides sanguins). Donc bonnes pour notre santé !
  • pauvres en graisses saturées qui contribuent à l’élévation du taux de cholestérol.
Riches en nutriments et en d’autres éléments bénéfiques
Outre les matières grasses, les protéines et les fibres, chaque type de fruit à coque contient des vitamines et des minéraux qui lui sont propres.
La plupart contiennent des quantités utiles de :
  • vitamine E, un antioxydant très puissant qui neutralise les radicaux libres et les empêche de s’attaquer aux cellules saines
  • acide folique qui joue un rôle important le maintien du taux d’homocystéine (un acide aminé dont la présence en concentrations trop importantes dans le sang est un facteur de risque de maladie cardiovasculaire)
  • magnésium qui intervient dans le contrôle de la pression sanguine
  • stérols végétaux, des phytoœstrogènes et d’autres phytonutriments qui jouent tous un rôle dans la santé cardiaque.
Action anti-inflammatoire
Des recherches récentes semblent indiquer que les fruits à coque exercent une action anti-inflammatoire sur les artères, l’inflammation étant un signe précoce de maladie cardiovasculaire.

Une étude espagnole récente a découvert qu’un régime alimentaire riche en noix de Grenoble réduit l’inflammation artérielle et peut contrer les effets d’un repas riche en matières grasses.

Protection contre d’autres maladies :
  • diminue le risque de diabète de type 2 ou diabète de l’adulte. Il semblerait que cet effet tienne à leur activité anti-inflammatoire.
  • certaines formes de cancer (moins de risque de cancer colorectal)
Quelle quantité consommer ?
Manger une poignée de fruits à coque mélangés deux ou trois fois par semaine est donc bon pour la santé.
Par contre, il ne faut pas oublier que ce sont des aliments très caloriques ; il est donc préférable de les incorporer au régime alimentaire en remplacement d’un aliment moins bon pour la santé, plutôt qu’en portion supplémentaire, et de les consommer au naturel.
Les fruits à coque grillés ou frits perdent une partie de leurs vertus et il convient de modérer la consommation de mélanges salés, surtout en cas de régime pauvre en sel.

*Les arachides ne sont pas de véritables fruits à coque. Il s’agit en fait de légumineuses comme les pois ou les haricots. Leur valeur nutritionnelle est toutefois comparable à celle des fruits à coque et possèdent, selon toute apparence, les mêmes vertus pour la santé.

Bientôt les asperges !

 Elles tombent à pic ! Les asperges sont très riches en fibres, ce qui en fait un très bon aliment pour notre transit et pour drainer égalem...